BULL’S EYE

BULL’S EYE

A History of Details

PRÉSENTATION

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Bull’s Eye est une œuvre graphique et sonore. C’est un triptyque visuel qui fonctionne avec le mouvement – chorégraphique et cinématographique – et le son – une parole, et une musique. Le triptyque se compose de trois espaces, de trois temps différents, reliés entre eux. La trinité: passé, présent et futur. Le présent ayant des causes et des conséquences.

Le triptyque est mouvant. Il s’organise puis se désorganise, pour réapparaître, se reformer. L’espace invisible qui réunit chaque image, le silence infime qui réunit chaque son. C’est cette fine pellicule de vide que nous cherchons.

Ce triptyque en perpétuelle mutation est une machine d’investigation, d’introspection; car si nous en sommes les acteurs, nous sommes aussi le sujet de cette investigation, ou plus exactement, c’est cet espace indicible entre nous qui est l’objet de l’étude. Définir l’espace qui nous sépare c’est nous définir nous-même.
Lors d’un enregistrement cinématographique, l’écriture d’un texte ou d’une musique, on crée dans le même temps du passé, du présent et du futur. Voir le présent, donner à voir dans le futur puis revoir le passé, dans le même geste: l’éternité.

EUTROPIA,
ou l’histoire des détails.

C’est à travers l’œil du taureau que nous voyons; tantôt le plan d’ensemble, tantôt le détail. Le détail se loge dans l’interstice des choses et/ou l’interstice du temps.
Le champ européen est le décor dans lequel nous évoluons. Nous mesurons l’espace qui nous sépare, nous rassemble; le temps qui nous rapproche, nous éloigne. Cet œil de taureau est sensible. Il ne veut pas expliquer les choses mais les montrer.

Du mythe originel d’Europa, séduite par Zeus dissimulé sous les traits d’un taureau blanc, puis violée, à la chute financière de la Grèce, notre tour de l’Europe est bouclé. Notre œil se fixe sur une main, un regard, une fraction de seconde, le mouvement se ralentit, l’image grossit, jusqu’au pixel uniforme et l’arrêt du temps.
Mi et Al, nos deux investigateurs à la recherche du crime originel, mais avant tout à la recherche d’un cadavre, un corps sans vie dilué dans les méandres de l’histoire. L’histoire à écrire de cette Europe en devenir. La vision, grossie 1000 fois, du pénis de Zeus pénétrant le sexe d’Europa. Une main dans les cheveux, un regard dirigé sur le grain de beauté d’un joli derrière. Des peintres classiques, à l’avènement de la photo jpeg, l’espace c’est divisé en carrés de plus en plus petits. Détails d’un ensemble dont le but est l’ensemble et qui n’existe que par l’addition des détails.

Des espaces-temps différents, des langues différentes, des climats, des coutumes différents, mais chercher encore et toujours l’unité. La composition finale: la sublimation de l’addition des détails dont le but ultime est l’Europe.

La jeune fille, ce meurtre, ce détail de l’histoire: une tâche au milieu des autres tâches, mais qui ne s’harmonise pas avec l’ensemble. Une cigarette qui s’allume dans un espace public, tous les regards dirigés sur ce petit bout rouge qui se consume; embrasement de l’Europe entière, le retour à l’unité.
Sur la scène trois groupes de personnages, ou de figures : le premier est composé des acteurs du plateau, trois femmes (Emmi, Alwynne et Anne) et trois hommes (Jörg, Miguel et Philippe). Le second groupe est un chœur, ils n’apparaissent que sous la forme d’une image enregistrée. Ils sont les témoins de l’histoire, ceux qui ont vu et qui parlent. Le dernier groupe se compose d’un, tout seul (Jacinto) : la parole, l’auteur, tel un dieu, peut-être n’existe-t-il que dans nos rêves. Quand il surgit dans le triptyque, il est toujours composé de trois images : trois exemplaires d’un même et unique personnage dans des temps différents.

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Bull’s Eye is a work of graphics and sound. It is a visual triptych which functions with movement: choreographic and cinematographic; and sound: spoken word and music.
The triptych is comprised of three spaces, three time periods, interconnected. The trinity: Past, present and future. The present having causes and effects.

The triptych is mobile. It organizes itself, then becomes disorganized in order to reappear remodeled. The invisible space that holds together each image. The minute silence which holds together each sound. It is this fine layer of emptiness we explore.

This ever-changing triptych is a machine of inquiry, introspection; for if we are its actors, we are also the subject of this inquiry, or more exactly, it is this indefinable space between us which is the object of study. To define the space between us is to define ourselves.

During a film recording, the writing of a text or music, we create in the same instant a sense of past, present, and future. To see the present, reveal the future, then revisit the past in the same gesture: eternity.

EUTROPIA,
or the history of details.

It is through the bull’s eye that we see; at times the overall plan, and at times only detail. The detail resides in the gap between things and/or the gaps in time.
The european arena is the setting in which we advance. We measure the space that separates or brings us together; the time that approaches or that drifts away.
This bull’s eye is sensitive. It does not want to explain things but to show them.

From the original myth of Europa, seduced then raped by Zeus in the guise of a white bull, to the financial collapse of Greece, our tour of Europe is complete.
Our eye is fixed on a hand, a look, a fraction of a second, the movement slows, the image magnifies to a single pixel and the freezing of time.
Mi and Al, our two investigators in search of the original crime, but above all in search of a corpse, a lifeless body diluted into the maze of history.
The story to be written of this Europe in the making. The view, magnified 1000 times, of the penis of Zeus penetrating the vagina of Europa. A hand through the hair, a fixed gaze on the beauty mark of a lovely behind.

Traditional painters, with the advent of the jpeg photo the space became divided into smaller and smaller squares. Details of a whole in which the goal is the whole which exists only by the addition of details.

Different space-times, different languages, climates, different customs, but looking always and again for unity. The final composition: the sublimation of the addition of details of which the ultimate goal is Europe.

The young girl, this murder, this historic detail: a task among other tasks, yet not in harmony with the whole. A cigarette lit in a public space, all eyes pointed at this small red tip that burns; setting ablaze the whole of Europe, the restoration of unity
On stage, three groups of characters or figures: the first is comprised of stage actors, three women (Emmi, Alwynne et Anne) and three men (Jörg, Miguel et Philippe).
The second group is a choir, they appear only in the form of a recorded image. They are witnesses of history, those who have seen and are talking. The last group consists of one alone (Jacinto): spoken word, the author, like a god, perhaps he exists only in our dreams. When he steps into the triptych, he is always comprised of three images: three examples of the same single character in different periods of time.

DISTRIBUTION
Miguel Borges (Portugal), acteur
Jacinto Lucas Pires (Portugal), auteur
Alwynne Pritchard (Norvège), artiste
Jörg Ritzenhoff (RFA), compositeur, musicien
Emmi Venna (Finlande), chorégraphe, danseuse
Philippe Vincent (France), metteur en scène
Bertrand Saugier (France), vidéographie
Anne Ferret (France), actrice
Hubert Arnaud (France), lumière
Yan Arnaud (France), lumière
Pierre Grange (France), cinématographie

Avec la participation des techniciens de O Espaço do Tempo et du Théâtre des Bernardines
Un spectacle en langue anglaise et française, surtitré en français.

Olivier Bernard : administrateur de production

Maud Dréano, Chargée de diffusion

BIO de l’équipe BULL’S EYE

COPRODUCTION

Tryangle (Performing arts research laboratories)
Les Bernardines (Marseille, France), direction Alain Fourneau
Tanzhaus nrw (Düsseldorf, Allemagne), direction Stefan Schwarz
O Espaço do Tempo (Montemor-o-Novo, Portugal), direction Rui Horta
Scènes théâtre-cinéma (Lyon, France)
Avec la participation artistique et technique de Virus Productions pour les images cinématographiques.

CRÉATION LE 21 NOVEMBRE 2013 À MARSEILLE
DANS LE CADRE DE MARSEILLE-PROVENCE 2013
CAPITALE EUROPÉENNE DE LA CULTURE

Ce projet est financé avec le soutien de la Commission européenne.
Cette publication n’engage que son auteur et la Commission n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

REPRÉSENTATIONS

AVANT PREMIÈRE

Montemor-o-Novo, Portugal
le 9 novembre 2013 à 21h30

Cine-Teatro Curvo Semedo

Largo Doutor António José de Almeida – 7050 Montemor-o-Novo / portugal

PREMIÈRE

Marseille, France
19 et 20 novembre à 20 heures (avant-première)
21 novembre à 19 heures
23 novembre à 17 heures

AU KLAP – Maison pour la danse

DANS LE CADRE DE MARSEILLE-PROVENCE 2013 – CAPITALE EUROPÉENNE DE LA CULTURE
Programmation du Théâtre des Bernardines

5 avenue Rostand 13003 Marseille
Tel. +33 4 96 11 11 20 / www.theatre-bernardines.org

RÉSIDENCES DE CRÉATION

Marseille, France
du 8 au 12 janvier 2013
Travail d’écriture et de préparation au Théâtre des Bernardines, Marseille.
Lisbonne, Portugal
du 15 au 25 mai 2013
Travail d’écriture avec Jacinto Lucas Pires et rencontre avec les différents partenaires et théâtres Portugais.
Marseille, France
du 20 juillet au 10 août 2013
Travail de répétitions, de tournage et d’écriture au Théâtre des Bernardines, Marseille.
Montemor-o-Novo, Portugal
du 21 octobre au 9 novembre 2013
Travail de répétitions, de tournage à O Espaço do tempo, Montemor-o-Novo.
Marseille, France
du 11 novembre au 20 novembre 2013
Répétitions et finalisation du spectacle, au KLAP, Maison pour la Danse de Marseille

PHOTOS