ERREUR_1067 – 2012

ERREUR_1067

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PRÉSENTATION
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un film de Philippe Vincent / Scénario : Pierre Grange et Philippe Vincent.
(digital 35mm / couleur / 120 minutes / 2012).
Production : Scènes, Virus productions.

“AMF Kronstadt“, entreprise de services en ligne, ouvre une nouvelle filiale quelque part aux confins de la France rurale. Création d’embauches, extension, développement d’infrastructures, croissance… de quoi séduire la municipalité d’abord, et les hautes instances ensuite, décentralisation oblige.
“Mandic“, désormais promu nouveau petit souverain, se voit remettre les clefs d’un royaume, à savoir quelques milliers de mètre carrés, successions d’immenses entrepôts vides et de caves labyrinthiques. Dans les faits, cet espace colossal, à l’entrée moitié bouffée par les mauvaises herbes, est une ancienne bonneterie du Roannais, aujourd’hui usinant au Maroc, en Roumanie, en Inde ou ailleurs.
Quand le jeune PDG se relèvera des ruines de son entreprise, lâchée par le grand capital, celui qui est aussi directeur des ressources humaines n’aura plus autour de lui que des ressources humaines.
Et quoi faire après la catastrophe? Car c’est aussi la question : quoi faire de l’excédent, du “contingent résiduel“ des restructurations et des nouvelles méthodes de gestion du travail? Quoi faire?
Sur place, “laissés sur le carreau“ des entreprises textiles délocalisées, et autres «placardés» notoires, ont été prompts à répondre aux appels à témoignages. Eux aussi tiennent un rôle, et c’est le leur : celui de candidats à une énième embauche.
Eux, sont la réalité, personnages cloisonnées derrière un écran, postulant par webcam à l’oreille tantôt distraite et tantôt agacée d’un patron paumé dans les méandres d’une administration absconse.
Erreur_1067 est une sorte de thriller social kafkaïen, où les peurs s’incarnent dans la France populaire, chez les “résidus“ d’un ultra-libéralisme dominant, où l’Homme à de plus en plus de peine à trouver sa place.

Synopsis

Léo Mandic, à la demande de la boîte qui l’emploie depuis plusieurs années, est chargé de recruter du personnel pour l’ouverture d’une succursale aux abords d’une petite ville perdue.
Cette nouvelle unité sera multitâche, multi-service, aura pour activité ce que proposent la plupart des banques aujourd’hui : assurances, crédits, mutuelles santé, etc.
En quelque sorte tout ce que l’on peut proposer au téléphone ou par internet sans nécessité d’avoir du stock ou une quelconque chaîne de fabrication.
Cette expérience pilote, si elle fonctionne, devra servir de modèle à d’autres unités et Léo Mandic se doit de considérer cet exil dans un coin perdu comme une promotion. L’augmentation de son salaire en est de toute façon la preuve tangible.
Accompagné de Grace, son épouse, Léo découvre les nouveaux locaux : cet immense open-space, une ancienne usine d’outillage, a été prêtée par cette petite municipalité en manque d’employeurs pour ses trop nombreux chômeurs longue durée.
Cette région est sinistrée, la localité plus sinistrée encore. Voire sinistre :
Inquiétant monsieur le Maire dans son costume auréolé de taches de transpiration et qu’il semble ne jamais quitter.
Dérangeant ce SDF qui dormait sous des cartons, et que Léo, par pitié, tolère comme sous-locataire des sous sols de l’entreprise.
Etrange cette jeune femme qui dès leur arrivée sollicite un emploi de secrétaire alors qu’elle ne semble même pas savoir comment fonctionne un traitement de texte.
Surprenant cette caravane garée dans la cour de l’usine et qui va servir de logement provisoire aux Mandic car la maison bourgeoise qui leur était destinée n’est pas habitable pour l’instant : conflit d’intérêt entre les héritiers.
Mais Léo Mandic est du genre à ne pas se laisser démoraliser, et c’est bien volontiers qu’il se met au travail.
Compte tenu du caractère expérimental et novateur de cette nouvelle forme d’entreprise, Léo se doit d’être laconique sur ses futurs activités, et se charge du recrutement essentiellement grâce à internet et une web-cam.
Pour l’heure, il est seul au centre de ce vaste chantier en attente, et partage son temps entre le recrutement via internet, et le casse-tête administratif pour obtenir l’électricité.
Grace, elle, fait confiance à son mari. Elle est plutôt amusée par cette petite caravane qu’elle doit investir comme un lieu de villégiature. Il est vrai que c’est le début de l’été, et les fenêtres de la caravane donnent sur un vaste pré fleuri.
Léo recrute très vite en CDD trois chômeurs parmi la population locale pour s’occuper des premiers travaux : un maçon, un plombier, un électricien.

Le jour de leur première embauche, l’électricité n’étant toujours pas disponible, les trois ouvriers désoeuvrés, tuent le temps en jouant au football, mais c’est comme ça.
Dès le premier week-end, Meredith, la meilleur amie de Grace, leur rend visite, et Grace et Léo font bonne figure, même s’ils sentent que quelque chose ne tourne pas tout à fait rond dans cette expérience.
Petit à petit, le doute s’insinue.
POURQUOI cette secrétaire incapable cherche-t-elle à l’accuser de harcèlement sexuel?
ET si les ouvriers et employés qui l’entourent maintenant n’en avaient qu’après sa femme, sa voiture, voire à sa vie?
ET ce clochard aux airs de vampire n’est-il pas dangereux au point de devoir être enfermé dans les sous-sols?
ET pourquoi cette putain d’électricité n’arrive-t-elle toujours pas ?
ET si ces nouveaux locaux n’était qu’un vaste placard pour un cadre vieillissant qu’il serait trop cher de licencier?
ET si tout ça n’était qu’un moyen pour une firme en difficulté de détourner des subventions ?
Et si la firme qui l’emploie n’attendait que la faute grave, la démission, ou le suicide de Léo ?
ET si Léo ne sombrait pas tout simplement dans la folie paranoïaque ?


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directed by Philippe Vincent / screenplay: Pierre Grange and Philippe Vincent
(digital 35mm / color / 120 minutes / 2012).
Production : Scènes, Virus productions.

“AMF Kronstadt“, an online services business, opens new office somewhere in the confines of rural France. Job recruitment, expansion, infrastructure development, growth. What it takes to seduce first the town, then the higher level authorities, decentralization requires it.
“Mandic“, Director of Human Resources, newly appointed ruler, is presented with the keys to a kingdom of a few thousand square meters, a succession of huge empty storage rooms and labyrinthine cellars. In fact, this colossal space, half eaten by weeds, is a former hosiery, today relocated to Morocco, Romania, India or elsewhere.
When the young executive rises from the ruins of his company, abandoned by big business, he who is also the director of human resources will be left with only human resources around him.
And what to do after the catastrophe ? For it is also the question of what to do with the “excess baggage of corporate“ restructuring and new work management methods.
On site, factory “rejects“ of outsourced textile companies and other notable outcasts were quick to respond to calls for testimony. They too play a role in the film, and it is their own: applicants for yet another job.
They are the reality, characters enclosed behind a screen, presenting themselves, by webcam, to the sometimes distracted, sometimes irritated ears of a boss, lost in the maze of arcane administration.
Error_1067 is a kind of Kafkaian social thriller, where the fears are incarnated by the French populace, among the “residue“ of a dominant ultra-liberalism, where Man has more and more difficulty finding his place.

Synopsis

Leo Mandic, at the request of the firm that employs him for several years, is charged with recruiting personnel for the opening of a branch bordering a small town in the middle of nowhere.
This new unit will be multitasking, multi-service, and will offer the services that most banks offer today: insurance, loans, mutual health, and so on.
In effect, all that can be offered over the phone or by internet with no need for inventory or any kind of production line.
This pilot experiment, if it works, should serve as a model for other units, and Leo Mandic should consider this exile in no man’s land as a promotion. The augmentation of his salary is, in any case, tangible proof.
Accompanied by Grace, his wife, Leo discovers the new locale: the immense open space, a former tool factory, was lent by this small township in need of employers for its far too many long-term unemployed.
This region is a disaster area, the town even more so. The disaster:
Disquieting, the Mr. Mayor in his sweat stain laden suit and who never seems to quit.
Disturbing, this homeless man who sleeps under cardboard boxes, and that Leo tolerates, out of pity, as subtenant of the subterranean regions of the plant.
Strange, this young woman seeking a job as a secretary when she does not even seem to know how to use a word processor.
Surprising, this caravan parked in the courtyard of the plant and that will serve as temporary housing to the Mandics, for the upper class home that was intended for them is not available at the moment: conflict of interest between the heirs.
But Leo Mandic is the kind of guy that doesn’t let himself get demoralized, and willingly gets down to work.
Given the experimental nature of this new and innovative form of enterprise, Leo has to be brief about its future activities, and is charged with recruitment using the benefits of the Internet and a webcam.
For now, he is alone in the middle of this huge pending project, and divides his time between recruitment via the Internet, and the administrative headache of obtaining electricity.
Grace, she has confidence in her husband. She is rather amused by this small caravan that she must set up as a vacation resort. It is true that it is the beginning of summer, and the windows of the caravan overlook a vast meadow in bloom.
Leo quickly recruits three unemployed workers among the local population to take care of the early work: a mason, a plumber, an electrician.
The first day of their employment, electricity still not available, the three idle workers kill time playing football. So be it.
The very first weekend, Grace’s best friend Meredith pays them a visit, and Grace and Leo seem well, even if they feel there is something that doesn’t quite add up in this experiment.
Little by little, doubt creeps in.
Why does this incapable secretary seek to accuse him of sexual harassment?And if the workers and employees around him now were just after his wife, his car, or even his life?
And this homeless guy who looks like a vampire, is he dangerous enough to be kept locked in the cellar?
Why hasn’t the fucking electricity arrived yet?
What if these new premises were just a huge storage closet for an aging manager too expensive to fire?
What if this was just a means for a firm in difficulty to divert subsidies?
What if the firm that employs him was just waiting for Leo’s serious blunder, his resignation, or even his own suicide?
What if Leo was merely just sinking into paranoid madness?

DISTRIBUTION

DISTRIBUTION / CAST

Stéphane Bernard : Léo Mandic
Anne Ferret : Grace Mandic
Garance Clavel : Jeanne
Riad Gahmi : Bawek
Alban Fremont : Kosta
Vincent Staub : Bakar
Bob Lipman : Bram, l’américain
Philippe Vincent : Jean-Marie Kowiac
Mathieu Besnier : Jérôme
Ruth Vega-Fernandez : Nathalie Fet
Gregoire Monsaingeon : Nikos
Gwenael Morin : Ron Mandelscu
Claire Cathy : Meredith Marin
Estelle Clément-Bealem : le docteur Ksouri
Valérie Marinese : Mademoiselle Vernay
Yves Bressiant : Daniel Vertigo
Bruno Boeglin : l’homme à l’église
Olivier Borle : Monsieur Noren
Gilles Chabrier : L’installateur internet
Laurent Chouteau : Carmello Perrini
Catherine Ducarre : l’agricultrice
Catherine Lê : la veuve
David Mambouch : le photographe
Jean-Claude Martin : le commissaire Barzotti
Béatrice Michel : la deuxième prostituée
Pitr : le prévenu
Rémi Rauzier : le vagabond
Emmanuel Robin : le vendeur de voiture
Aurélie Sorrel-Cros : la première prostituée
Paolo Vincent : l’enfant qui joue
et
Brigitte Aubret,Michel Bauchamp, Marie-Christine Bravo, Caroline Chabroux, Adelaïde Decholette,
Frédérique Lepy, Martine Michel, Chantal Palinhos, Jules Seigneur
: les demandeurs d’emploi

Distribution de ERREUR_1067

TECHNIQUE

erreur_1067 sur Internet Movie Database :

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TECHNIQUE / PLOT

année / year : 2011
durée/ running time : 120 minutes
rapport /ratio : 1,778 (16/9ème)
langue / language : francais / french
sous-titrage / subtitles : english

format disponible / available format
DCP – 25 im/s – 2048 px – stéréo
Blu Ray – 25 im/s – stéréo
DVD pal – stéréo
HDcam – stéréo

scénario / screenplay: Philippe Vincent et Pierre Grange
réalisation / director: Philippe Vincent
image / DP: Pierre Grange
ingénieur du son / sound engineer: Julien Cariteau
musique / music: Bob Lipman
décor / set design: Jean-Philippe Murgue
costumes / costumes: Cathy Ray

assistant réalisation / director assistant: Riad Gahmi
assistants image / DP assistants: Xavier Arpino et Frédérique Mille
assistant son / sound assistant: Yoann Coste
renforts son / sound assistants: Jordane Riondet, Vincent Chériaux et Tristan Castella

maquillage / make up: Ophélie Denat
machniste, électricien / key grip, best boy: Hubert Arnaud
régie / set managers: Estelle Clément-Bealem Anne Ferret et Riad Gahmi
caméra / movie camera: Canon 7D et Canon 550 D

erreur_1067 a été tourné en juin 2010 dans la commune de Riorges (Loire).

montage / editing: Philippe Vincent et Pierre Grange
Mixage / mixing: Quentin Rigo

direction musicale / musical conducer: Bob Lipman

musiciens / musicians
Dominique Lentin : batterie / drums
Léo Grollemund : violoncelle / cello
Pierre Grange : guitare et harmonica
Bob Lipman : guitare, clavier, contrebasse, chant / guitar, keyboard, double bass, song
Pierre-Alain Charbonnier : cor / horn
Nicolas Mary : basson / bassoon
Adrien Philippon : clarinette / clarinet
Quentin Degeorges : clarinette basse / bass clarinet
Franck Emery : basse / bass
Laurent Chouteau : didgeridoo

enregistrement studio / studio recording: Freddy Kroegger
enregistrement direct / live recording: Jérôme Rio
mixage des musiques / mixing music: Jérôme Rio et Freddy Kroegger

sous-titrage anglais / english subtiles: Laurette Tassin
photographe / photographer: Laurette Silvio

Distribution de ERREUR_1067

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